Un raid israélien tue 6 militants du Jihad islamique, qui promet une riposte
Six militants du Jihad islamique ont été tués samedi et deux autres blessés, lors d'un raid aérien israélien dans le sud de la bande de Gaza, a annoncé cette organisation armée palestinienne dans un communiqué.
Cet incident est le plus grave depuis l’instauration d’une trève tacite entre les groupes armés de Gaza et Israël fin août.
Les Palestiniens tués faisaient partie des Brigades al-Qods, la branche militaire du Jihad islamique, et se trouvaient dans un camp d’entraînement du groupe près de Rafah dans le sud de la bande de Gaza, ont indiqué le Jihad islamique et des sources hospitalières palestiniennes.
Le Jihad islamique a aussitôt prévenu qu’il “répondrait” pour venger la mort de ses hommes, parmi lequels figure un commandant militaire local des Brigades al-Qods, Ahmed Cheikh Hallil.
Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que son aviation avait mené un raid. Il a précisé qu’un appareil avait attaqué un “groupe de terroristes dans le sud de la bande de Gaza qui se préparait à tirer des roquettes à longue portée” vers l’Etat hébreu.
L’attaque a permis de “faire échec à la tentative de tir”, a-t-il ajouté en précisant que le “groupe visé était responsable du tir d’une roquette de type Grad mercredi vers Israël”. Cet engin avait explosé dans la région d’Ashdod, à quelque 35 km de la bande de Gaza.
Le raid de samedi a été mené en plein jour, ce qui explique son bilan meurtrier. En général, l’aviation israélienne frappe plutôt la nuit en représailles aux tirs de roquettes ou d’obus de mortier.
Dans un communiqué, le Jihad islamique a averti que “cette attaque est un crime qui ne restera pas impuni. L’ennemi sioniste doit s’attendre à en payer un prix très élevé”.
Le porte-parole des Brigades al-Qods, Abou Ahmad, a déclaré à l’AFP que son organisation répliquerait “dans les prochaines heures ou les prochains jours”.
Abou Ahamad a accusé Israël d’avoir délibérément lancé ce raid pour provoquer un regain de tension dans le but de ne pas relâcher les 550 détenus palestiniens qui doivent être libérés avant la fin de l’année dans le cadre de l’accord conclu entre l’Etat hébreu et le mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza. Cet accord d’échange sans précédent a abouti le 18 octobre à la libération du soldat israélien Gilad Shalit, détenu à Gaza pendant plus de cinq ans, contre un premier contingent de 477 prisonniers palestiniens.