Une bataille au sein de l’UA à cause de l’”UE”!
La session extraordinaire du conseil exécutif de l’Union africaine (UA) tenue, lundi, à Addis-Abeba (Ethiopie), en prévision du 5e Sommet Afrique – UE, a tourné en bataille vaine menée par le Maroc et ses alliés pour exclure la République sahraouie.
La réunion a été sanctionnée par une décision prise sur la base d’une proposition suggérée par l’Afrique de sud affirmant la participation de tous les pays membres de l’Union au 5e Sommet UA- UE qui se tiendra les 29 et 30 novembre à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Du coup, le Maroc et ses alliés se sont opposés à la décision et ont tenté d’en faire signer une autre en vue d’exclure la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
Dimanche, le pays hôte du Sommet a pris parti du Maroc en proposant l’exclusion de la RASD, ce qui a suscité quasiment une crise lors des travaux de la réunion à laquelle ont pris part des représentants des Etats membres de l’Organisation panafricaine.
En réaction, l’Algérie, représentée par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, l’Afrique du sud et d’autres pays ont tenu à dénoncer avant et pendant les travaux l’atteinte à un droit fondamental d’un membre fondateur de l’UA, selon les médias.
Moussa Feki, président de la Commission de l’UA a appelé en ouverture des travaux de la session extraordinaire du Conseil exécutif à prendre une décision unanime quant au prochain sommet.
L’Instance a affiché une menace de délocaliser le sommet au siège de l’UA à Addis-Abeba si la Côte d’Ivoire refuse d’inviter la République sahraouie.
Auparavant, un communiqué du Front Polisario a condamné des tentatives dangereuses menées par des parties extérieures soutenant les velléités expansionnistes du Maroc, visant à diviser le rang africain et porter atteinte à l’UA, à son unité, à sa cohésion ainsi qu’à son statut à l’échelle internationale.
Le même communiqué a affirmé l’attachement de la partie sahraouie au respect des clauses et des principes de la loi constitutive de l’UA et son engagement à l’application rigoureuse de ses résolutions et mécanismes dans diverses questions, y compris le partenariat de l’Union avec des partenaires du monde.
D’après les médias, les agissements du royaume marocains seraient motivés par des calculs politiques et économiques du fait que les Sahraouis se seraient plaints auprès des instances juridiques européennes de l’exploitation des richesses du Sahara occidental par des pays et sociétés européens quoiqu’il soit considéré comme “un territoire non autonome”.