Université: M. Mebarki menace de sévir contre les étudiants anti-4e mandat
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), Mohamed Mebarki a demandé aux recteurs des universités et aux directeurs des cités universitaires d’infliger «de sévères sanctions» aux étudiants qui incitaient à la fitna et qui s’étaient opposés à la réconciliation nationale.
Selon des sources bien informées, le ministre de l’Enseignement supérieur a réagi en apprenant que des tracts appelant au boycott des élections du 17 avril 2014 seraient distribués aux étudiants. Chose qu’il refuse dans son instruction donnée aux recteurs et aux directeurs des résidences universitaires (RU) en estimant que cet acte «vise à frustrer l’élite », et ordonné de sanctionner sévèrement ceux qui sont derrière cet acte.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique accuse une organisation étudiante -partisane d’un parti politique qui a annoncé le boycott des élections- d’être derrière la distribution des prospectus incitant au boycott de la présidentielle, sachant que cette formation en question ait dit ne pas être concernée par la directive du ministère de l’Intérieur interdisant toute activité soutenant le boycott, a-t-on appris de certaines sources.
En outre, Mohamed Mebarki a chargé le directeur général de l’Office national des œuvres universitaires (Onou) de contrôler la situation à l’intérieur des (RU) et interdire toute action hostile à la présidentielle. Ce dernier a exécuté les recommandations du ministre en entamant une visite de terrain dans les wilayas de Batna, Khenchla, Constantine et Annaba. De plus, il a été décidé de renforcer la sécurité à l’entrée des RU pour empêcher les activistes politiques d’y accéder à l’intérieur.
Parallèlement à cela, le département de Mebarki a communiqué à la Direction générale de la sûreté nationale (Dgsn) des informations en sa possession selon lesquelles il existe une activité « hostile » au processus électoral, dont le service des renseignements généraux s’en chargera de mener une enquête auprès du MESRS.
Il est à rappeler que la première action visant à rejeter la candidature de Bouteflika a été organisée par une organisation étudiante à l’Université Alger 2 à Bouzareah, avant d’être étouffée par les pouvoirs publics.