La Suède a émis ce mandat d’arrêt, transmis aux autorités britanniques, dans le cadre d’une enquête pour “viol et agression sexuelle”.
Cette arrestation constitue le 1er acte d’une bataille judiciaire qui s’annnonce longue et compliquée, selon ses avocats, d’autant plus déterminés à combattre l’extradition de leur client vers Stockholm qu’ils redoutent un engrenage judiciaire s’achevant devant les tribunaux américains pour divulgation de secrets militaires et diplomatiques par le site WikiLeaks.
“Il a été arrêté en vertu d’un mandat européen à 09h30 GMT”, alors qu’il se présentait devant la police, a précisé Scotland Yard dans un communiqué. “Il doit comparaître aujourd’hui devant la cour de justice de Westminster”, a ajouté la police britannique.
En cas d’acceptation de la procédure d’extradition, le prévenu est déféré sous dix jours devant un juge. Il dispose d’un délai de sept jours pour faire appel. S’il y renonce, il est suceptible d’être extradé dans les dix jours suivant l’expiration du délai d’appel.
Assange, qui se dit menacé de mort, redoute un “artifice politique” pour le réduire au silence et craint avant tout une extradition aux Etats-Unis. La justice suédoise dément cependant avoir cédé à des pressions américaines en vue de mettre la main sur le fondateur de WikiLeaks.
Selon ses avocats, l’Australien de 39 ans devenu l’ennemi public numéro 1 depuis qu’a éclaté le “cablegate” (la diffusion de câbles diplomatiques qui mettent en émoi nombre de gouvernements à commencer par les Américains) s’est rendu “de son plein gré”, afin de faire valoir son innocence.
Menant depuis des mois une vie de fugitif et s’efforçant de masquer ses traces, il se trouvait depuis des semaines dans le sud de l’Angleterre, selon les médias locaux.
WikiLeaks a diffusé mardi une liste secrète de sites sensibles dans le monde que les Etats-Unis veulent protéger d’attaques terroristes. Certains câbles émanant des services diplomatiques américains montrent par ailleurs que la France et les Etats-Unis coopèrent de manière plus intensive depuis un an, à l’initiative de Paris, dans la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).