Yémen : la fuite en avant du président
Ces affrontements ont éclaté lundi, au lendemain du refus du président contesté de signer un accord sur une transition pacifique du pouvoir, élaboré par les monarchies arabes du Golfe.
- Le président Ali Abdallah Saleh a choisi la fuite en avant en provoquant des combats à Sanaa avec le plus puissant chef tribal yéménite dans l’espoir d’affaiblir la contestation de la rue, estiment mercredi des analystes, certains redoutant un “scénario à la libyenne”.
- “Soit le président a décidé de déclencher la guerre civile, soit il a provoqué ces affrontements pour que l’Arabie Saoudite intervienne”, dit-il, soulignant les liens étroits entre le Royaume wahhabite et les tribus Hached.
- Les combats opposent les forces fidèles au chef de l’État aux hommes de cheikh Sadek al-Ahmar, chef de la puissante confédération tribale des Hached.
- En refusant de le signer, le chef de l’État avait mis en garde contre le risque d’une “guerre civile” dans le pays secoué depuis janvier par une vague de contestation populaire de son pouvoir qu’il exerce depuis près de 33 ans sur fond d’accusations de népotisme et de corruption.