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Ali Haroun: « L’arrêt du processus électoral a évité au pays de plonger dans les ténèbres »

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Ali Haroun: « L’arrêt du processus électoral a évité au pays de plonger dans les ténèbres »
Echorouk
Ali Haroun, ex-ministre des Droits de l'homme

Dans son récent livre écrit en langue française intitulée « Le Mur », publié chez Casbah Editions, l’ancien membre du Haut Comité d’Etat (HCE) 1992-1994, Ali Haroun revient sur une période décisive dans l’histoire de l’Algérie post-coloniale, à savoir la période marquée par l’arrêt du processus électoral qu’avait remporté le FIS-dissous. Il revient également sur l’une des plus dures périodes qu’a traversées le pays, durant les années 90, communément appelée « la décennie noire » où près de 200 mille personnes ont été tuées. Des chiffres que l’ex-ministre des Droits de l’Homme juge exagérés et qui estime que le nombre de victimes lors de la décennie noire serait évalué à 80 mille, et ce sur la base des rapports qui lui avaient été remis.

Chadli Bendjedid…coup de force ou démission?

A travers les 16 chapitres que contient son livre « Le Mur », l’auteur consacre une bonne partie pour évoquer les questions politiques de l’époque, en commençant par la démission de l’ex-président de la République, Chadli Bendjedid, une question à laquelle Ali Haroun tente de répondre et qui nécessite d’être élucidée:  Chadli avait-il réellement démissionné par sa propre volonté ? ou avait-il été poussé au départ sous la pression? Pour répondre à cette question, l’auteur se focalise sur la lettre de la démission qu’avait envoyée Chadli au président du Conseil constitutionnel de l’époque, Benhabylès en date du 11 janvier 1992.

A cet égard, Ali Haroun reproche à Chadli son mutisme observé en refusant ainsi d’éclairer l’opinion publique sur son départ, et dit que celui-ci estimait que son retrait de la Présidence permettrait de trouver une solution à la crise qui secouait le pays.

Pour étayer ses dires sur la démission de Chadli, l’ex-ministre des Droits De l’Homme a évoqué en effet l’entretien qu’avait accordé ce dernier à deux journalistes japonais en 2009, dont certains journaux nationaux l’ont réédité en 2010, et dans lequel il leur a affirmé avoir démissionné délibérément et n’avoir subi aucune pression et que tout ce qui se disait à l’époque n’était qu’une rumeur.

De plus, il a affirmé que la démission de Chadli a permis au pays de préserver les libertés républicaines menacées par les forces dictatoriales et ténébreuses. Pour corroborer sa thèse, Ali Haroun a dit que s’il y avait réellement un coup de force contre Chadli, il aurait été dépourvu de tous ses biens, et aurait été exilé ou incarcéré. Ces pratiques sont généralement celles des putschistes. Chadli n’a subi aucun mal et demeurait respecté dans sa résidence. Encore, lorsqu’il était parti en Belgique pour des soins, il aurait saisi l’occasion pour dénoncer cet acte, que certains  aiment le qualifier de coup d’Etat, s’il y avait réellement un coup de force, selon lui.

En revanche, la date du 15 juin 1965 signifie pour Haroun un véritable coup de force mené par Houari Boumediène contre le premier président de l’Algérie indépendante, Ahmed Benbella, et non pas un « redressement révolutionnaire », dont Benbella a été placé par son ex-ministre de la Défense en résidence surveillée tout au long de son règne.  

L’assassinat de Boudiaf…acte isolé

Ali Haroun met la lumière dans son livre sur les positions de ceux qu’il qualifie des « 3F », à savoir le FIS, le FLN et le FFS depuis la démission de Chadli et l’arrêt du processus électoral, comme il expose les mécanismes de fonctionnement du Haut Comité d’Etat (HCE).

S’agissant de Boudiaf, l’auteur du livre consacre un chapitre à l’ex-président de la République, assassiné à Annaba, en revenant sur le vécu du défunt en estimant qu’une manœuvre serait derrière son assassinat, et en s’interrogeant: qui a intérêt de cet assassinat?

Pour tenter de répondre à cette question, il dit que la grande partie des Algériens défende la thèse qu’un complot planifié par la mafia « politico-financière ».

L’auteur s’interroge également sur la nature de l’assassinat: s’agit-il d’un acte isolé ou un complot? Il a ajouté que les auteurs de cet assassinat doivent être identifiés, en citant également d’autres cas d’assassinats, à l’image de Mehdi Benbarka, John Kennedy, Martin Luther King…dont les auteurs n’ont toujours pas été identifiés.

Le HCE…fin de mission

Dans les quatre derniers chapitres de son livre, l’auteur revient sur la situation sécuritaire de l’époque, le dialogue national tout en se posant la question sur certains textes de lois et les démarches prises à cette époque-là et achève son livre par un chapitre consacré au HCE qui s’est retiré de la scène politique après deux ans d’existence. 

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Commentaires
3
  • pescalunalgerie

    bien que maintenant la majorite des responsables d'état commencent à démontrer ou mieux que ça à commercialiser leur cachets d-histoire bref ils croyaient l'algerien sa situation préocupe à jamais pauvre ce peuple il attent youm el kiama pour la vrais vérite et dire qu'à cotoyer le futur siege

  • SAINT ESPRIT

    Certes l'arrêt de cette mascarade d'eléctions législatives a sauvé l'Algérie, mais l'assassinat de FEU BOUDIAF homme sans peur et sans reproches a jeté le discrédité sur l'ensemble des dirigeants de cette époque, ils ont perdu la confiance du peuple - c'est ce qui explique en partie la tragédie et son ampleur.

  • sitahar

    khabi wadjhak le peuple Algerien vous a toujours vomi.
    80000 morts ne vous derangent pas?vous qui supposez representer les droit de l'homme en Algerie!
    pour qui vous vous prenez pour parler et agir au nom des Algeriens.
    c'est vous la figure de l'obscurantisme et qui avait plonge toute l'Algerie dans les tenebres de la violence et du terrorisme.
    pour qui dansez vous? que cherchez vous encore? UNE VIRGINTE