Ali Yahia Abdennour: “Benflis et Hamrouche ne peuvent pas provoquer le changement”
M. Ali Yahia Abdennour a ouvertement critiqué le candidat à la présidentielle Ali Benflis ainsi que l’ancien Premier ministre Mouloud Hamrouche les considérant comme des enfants du système et insistant sur le fait qu’ils ne pourront rien changer s’ils devenaient un jour présidents ; maître Ali Yahia Abdennour affirme que dans ce cas, tous deux se plieront à l’agenda tracé par les réels décideurs.
Profitant de sa présence à Tizi-Ouzou pour la promotion et la vente-dédicace de son dernier ouvrage intitulé «La crise berbère de 1949», le président d’honneur de la ligue nationale des droits de l’homme a fait le procès de Ali Benflis et de Mouloud Hamrouche déclarant : «Si Benflis ou Hamrouche arrivent au pouvoir, ils seront obligés d’obéir aux consignes à l’instar de ceux qui les ont précédés» en estimant que, «malheureusement, en Algérie, on ne veut pas admettre que rien ne changera tant que le système politique n’est pas disqualifié».
Et pour ce célèbre avocat et militant des droits de l’homme, Benflis et Hamrouche qui prétendent vouloir faire avancer le système ne sont que des anciens de ce même système. « C’est plutôt le système qui absorbe ceux qui veulent le faire avancer de l’intérieur », estime-t-il.
Certains observateurs estiment que ces prises de positions venant de la part de personnalités nationales ne sont nullement dans l’intérêt de Benflis, du moment que ce dernier se dit porteur d’un projet pour le changement alors que certaines personnalités à l’instar de Ali Yahia Abdennour ne voient en lui que l’autre face de la même monnaie.
Ali Yahia Abdenour place aussi l’ancien ministre des Affaires étrangères, Taleb El-Ibrahimi ,dans cette même catégorie d’hommes du système même s’il a signé récemment avec lui et avec le général à la retraite Rachid Benyelles, une déclaration alertant sur les conséquences d’un 4e mandat de Bouteflika.
L’invétéré militant des droits de l’homme a, en dernier lieu, lancé un appel à toute la société civile et aux partis politiques pour mettre fin à cette «mascarade» en mettant un terme au pouvoir «Bouteflikien» et en allant de l’avant pour l’établissement d’une démocratie idéale «construite sur des bases solides et saines».