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Aveu d’une femme de terroriste: « Je me suis mariée discrètement et contrainte à l’âge de 16 ans »

Aveu d’une femme de terroriste: « Je me suis mariée discrètement et contrainte à l’âge de 16 ans »

Le tribunal criminel près la Cour de Boumerdès a condamné la mise en cause ,Gh. Rabéa, alias Asma à trois ans de prison avec sursis pour appartenance à un groupe terroriste armé, alors que le parquet a requis 20 ans de prison ferme à son encontre.

Agée de 30 ans, l’inculpée était l’ex-épouse de l’ex-émir de la région centre de l’ex-GSPC, Saâdaoui Abdelhamid alias Yahia Abou El Haithem, lequel a rejoint le maquis en 1995. Deux ans plus tard, soit à l’âge de 16 ans (1997) elle épousa le terroriste lors d’un mariage coutumier et l’a rejoint au maquis.

Après 15 années passées dans les maquis, elle a mis au monde trois enfants, dont un a été inscrit dans un livre de famille falsifié.

Il est à noter que l’accusée s’est rendue aux services de sécurité de Boumerdès le 5 mars 2011.

 « J’ai vécu à El Biar (Alger) pendant 4 ans, et mon époux m’a rejoint incognito en tenue civile. Je n’étais pas d’accord de me marier à cet âge, je n’avais que 16 ans », a dit hier l’accusée lors de l’audience en se défendant des charges requises contre elle.

Elle a plaidé son innocence et déclaré qu’elle n’avait aucun lien avec le groupe terroriste et avoué qu’elle n’était qu’une femme d’un terroriste.   

Elle a dit qu’elle s’est mariée sous la contrainte de son père, Cheikh Khaled, lui aussi membre du groupe terroriste de 1995 à 1997.

La cérémonie du mariage s’était déroulée dans un secret total dans les bois, sans même que les plus proches ne le sachent. Quelque temps plus tard, elle est revenue dans son domicile paternel, où elle a passé une année, mais son père exigeait de son gendre de trouver une demeure à sa fille loin de son domicile à  Aïn El Hamra, dans la commune de Bordj-Menaïel, car sa vie était en danger.

Elle a déclaré que son époux lui a loué une villa à El Biar à Alger, où elle était isolée du monde extérieur, car elle n’avait ni radio, ni télévision.

Elle a ajouté qu’elle ne voyait pas son mari, mais qui ne la rejoint qu’une seule fois chaque trois mois.

L’accusée a révélé que son époux, armé d’un PA, lui remet 8 000 DA par mois pour ses charges personnelles.

Quant aux produits alimentaires et tout ce dont elle a besoin, son époux a chargé le nommé Mohamed d’approvisionner son épouse. Ce dernier lui remet également les lettres que lui rédige son époux. « A chaque fois que tu lis la lettre, brûle-la  pour que tu ne sois pas impliquée », lui recommande le terroriste, Saâdaoui Abdelhamid.

Enceinte à Alger, l’accusée a accouché  de son premier enfant à l’hôpital de Béni Messous, où elle avait présenté le livret de famille de sa sœur, laquelle a épousé aussi un autre terroriste qui est toujours en vie.   

En 2001, elle était allée à Aïn Ouessara dans la wilaya de Djelfa où elle avait passé plus de sept ans. En l’absence de son mari, c’était cheikh Boualem qui se chargeait de lui apporter tout ce dont elle avait besoin.

A Aïn Ouessara, son époux lui rend visite régulièrement pour passer avec elle 10 à 15 jours par mois.  Ces dernières années, son époux lui a acheté un téléphone portable avant son élimination en 2007.

A cette date, Ahmed Belaïd alias Ammi Slimane l’a informée de la mort de son mari. L’accusée avait alors demandé à Ahmed Belaïd de l’emmener chez elle à Aïn El Hamra, mais il a refusé de la conduire .

Après la mort de Slimane, un autre terroriste qui s’appelle Abou Al Abbès lui a demandé d’aller à Béjaïa, chez  Rachid, qui est le frère du terroriste Douar Foudil. Elle a passé également 3 mois dans ladite wilaya, avant qu’elle ne revint chez elle où elle a jeté son mobile et décidé de couper tout contact avec le groupe terroriste.  

L’accusé a rejoint son domicile paternel sis à Aïn El Hamra, le 3 mars 2011 et deux jours plus tard, elle s’est rendue aux services de sécurité de Boumerdès.

Lors de sa plaidoirie, le procureur de la République a requis à son encontre une peine de 20 ans de prison ferme, car l’accusée a avoué avoir rejoint le GSPC et pour preuve elle ne s’est rendue qu’après 4 ans après la mort de son père .

Quant à l’avocat de la défense, il a nié en bloc les accusations portées à l’encontre de sa cliente et dit qu’elle s’est mariée à l’âge de 16 ans, contre son propre gré, tout comme ses deux autres sœurs. 

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