Benkhalfa: «30 mois de réserves seulement au Trésor !»
Afin de restreindre, un tant soit peu, les importations, le gouvernement envisage d’imposer de nouvelles taxes sur certains produits importés, au nombre de 20 ou plus, dans la loi de finances de 2017.
En outre, quatre nouveaux produits seront soumis à des licences d’importation, entre autres le liège et le bois, ce qui les portera à sept avec le ciment, le rond à béton et les véhicules.
Le ministre des Finances va adopter une politique budgétaire plus stricte dans cette nouvelle loi, au vu des réserves de change qui diminue comme peau de chagrin et qui ne suffiront plus à nourrir les Algériens pendant plus de 30 mois et a réfuté les propos d’Ahmed Ouyahia.
Il a ajouté que l’année prochaine verrait de nouvelles mesures fiscales plus strictes mais n’affecteront pas les acquis sociaux des plus démunis. En outre, le ministre a souligné que le prix de référence du baril de pétrole sera déterminé par le nouveau gouverneur de la Banque d’Algérie qui aura tous les pouvoirs qui lui ont été conférés.
En effet, la désignation d’un nouveau gouverneur de la Banque d’Algérie, en la personne de Mohamed Loukal, constitue un «signal fort» de la volonté de soutenir l’investissement et d’améliorer la situation économique du pays.
«Le nouveau gouverneur est un banquier et c’est la première fois où un banquier est désigné à la tête de la Banque d’Algérie. M. Loukal est très sensible à l’investissement et sa désignation est un signal fort de la volonté de soutenir l’investissement» a déclaré le Premier ministre.
Dans ce sens, Abdelmalek Sellal a affirmé que les ingrédients d’une émergence économique existent et qu’il était temps de mettre en symbiose ces facteurs favorables et de mobiliser l’ensemble des acteurs dans le cadre d’une gouvernance et d’un plan qui allient vision stratégique, pragmatisme et responsabilité sociale et politique.
M. Sellal a reconnu, par ailleurs, que la situation était «dure» et que les contraintes étaient «réelles» avec des «lendemains incertains». Toutefois, l’Algérie, économiquement, «résiste bien» à ce contexte très difficile et à l’évolution improbable, soulignant que les performances de l’économie algérienne et ses capacités à améliorer la croissance demeuraient «réelles», malgré la violence et les impacts du choc pétrolier.