Bouchouareb: « Je suis en fête, je ne veux pas parler d’un autre sujet »
L’Algérie est désormais la détentrice de la totalité des actions du complexe sidérurgique de El Hadjar (Annaba) après l’accord signé à l’amiable entre le ministre de l’Industrie et des mines, Abdessalam Bouchouareb et ArcelorMittal.
« La totalité des parts d’ArcelorMittal Algérie, d’ArcelorMittal Tébessa et d’AMPTA (ArcelorMittal Pipes et Tubes Annaba) est transférée à partir d’aujourd’hui (ndlr : mercredi) au groupe public “Industries métallurgiques et sidérurgiques » (IMETAL), a annoncé à Annaba, le ministre de l’Industrie et des mines, Abdeslam Bouchouareb.
L’opérateur indien, ArcelorMittal restera en Algérie pour poursuivre l’assistance technique du complexe sidérurgique, dont l’objectif assigné est d’assurer l’autosuffisance en matière d’acier à l’horizon 2017, et en finir avec les importations qui coûtent 1 milliard de dollars au trésor public.
Le ministre a souligné que les pourparlers entre les deux parties pour le transfert de 49% des actions d’ArcelorMittal au groupe public Industries métallurgiques et sidérurgiques, « Imetal », ont débuté le mois de juin dernier.
Bouchouareb a indiqué également que le groupe indien assurera l’assistance technique pour atteindre les objectifs tracés, soit d’atteindre une capacité de production de 1.2 million de tonnes, ajoutant que le haut fourneau devrait redémarrer janvier prochain.
A la question de savoir si cette séparation avec le géant indien est due à un échec de gestion, le ministre a dit qu’ArcelorMittal n’a pas échoué mais les objectifs n’étaient pas les mêmes, estimant encore que ce nouvel accord vise la consolidation des relations et non pas la rupture.
Par ailleurs, il a refusé l’emploi du terme de « renationalisation » du complexe, en expliquant que « nous sommes aujourd’hui à l’ère de l’économie mondiale ouverte. Nous sommes, en effet, en partenariat et le but de l’opération n’est pas la nationalisation mais de trouver un meilleur moyen pour améliorer les capacités de production », estimant en revanche qu’il est inacceptable de produire de 200 tonnes d’acier par an.
Dans le cadre de la restructuration et la modernisation du complexe de El Hadjar, le ministre a fait savoir que le groupe bénéficie d’un prêt d’un montant de 1milliard de dollars accordé par la Banque Extérieure d’Algérie (BEA).
Interrogé sur une éventuelle poursuite judiciaire contre de l’homme d’affaires, Issad Rebrab, Bouchouareb s’est contenté de dire: « Nous sommes en fête aujourd’hui. Je ne veux pas parler d’un autre sujet ».