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Brahim Hadjas : “Zerhouni et Barkat étaient au courant de mes investissements”

الشروق أونلاين
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Brahim Hadjas : “Zerhouni et Barkat étaient au courant de mes investissements”
Brahim Hadjas

Le procureur de la République a requis vendredi 10 ans de prison à l’encontre du président du Conseil d’administration de la banque d’affaires Union Bank pour dilapidation de deniers publics et escroquerie. Il a indiqué que le concerné n’a jamais été un directeur général de la banque mais un simple actionnaire.

Hadjas a nié les accusations et a précisé qu’il est un homme d’affaires travaillant dans le domaine de la pêche et de l’agriculture. Bien que l’Algérie soit frappée par le terrorisme en 2002, il était revenu à son pays et s’était entretenu avec le ministre de l’Agriculture à l’époque Saïd Barkat. Il lui avait proposé des projets d’investissement qui avaient été approuvés par la suite. Le ministre lui avait recommandé de négocier avec les agriculteurs et d’avoir deux partenaires. « C’est pour cela, j’ai intégré ma fille Kahina et mon fils Cherif comme étant des partenaires dans l’opération d’investissement. Ils sont, actuellement, au Canada », a indiqué Hadjas. Il a ajouté qu’il a bénéficié du droit d’exploiter 14 fermes dont 90 % étaient abandonnés. Dix d’entre elles étaient collectives et 4 individuelles au niveau de Beni Messous jusqu’à la Résidence de l’Etat passant par Ouled Fayet, Bouchaoui, Aïn Benian et Chéraga. Dix-sept contrats ont été rédigés à son nom et à celui de ses enfants Kahina et Cherif ainsi qu’au nom de l’entreprise. Il a restauré les fermes et les a exploitées dans le domaine de l’agriculture à l’exception de quelques-unes situées à proximité de la mer où un projet y était réalisé avec les Américains avec un budget de 15 milliards de centimes. Selon Hadjas, le ministre de l’Intérieur à cette époque Yazid Zerhouni lui rendait des visites accompagné d’un nombre de délégations étrangères pour prendre connaissance de l’avancement de l’investissement agricole en Algérie. Il a nié avoir fait du chantage ou avoir menacé les propriétaires des fermes pour leur obliger de céder. Dans le même contexte, la majorité des propriétaires des exploitations qui avaient déjà été condamnés à 18 mois en prison avec sursis ont déclaré qu’ils étaient obligés d’abandonner leurs terres. Un intermédiaire envoyé par Hadjas leur avait dit que s’ils n’acceptent pas d’abandonner le droit d’exploitation, l’Etat récupérera ses terres pour y réaliser des projets sans contrepartie. Il leur a fait croire que l’ancien ministre Zerhouni était au courant de cela. Vu que les propriétaires des exploitations souffraient du terrorisme, ils ont accepté de céder. L’intermédiaire a  nié les confessions des agriculteurs et a affirmé qu’il a obtenu 30 millions de centimes pour l’opération. Les représentants des communes de Chéraga et d’Aïn Benian ont demandé une indemnité de  2 millions DA et de 5 millions DA respectivement. Il a indiqué que le rapport du constat montre que l’accusé avait construit des bâtisses dans des exploitations agricoles. Pour sa part, l’avocat de Hadajs a demandé le rejet des demandes des communes de Chéraga et d’Aïn Benian considérant que c’est une violation des procédures. Il a indiqué que son client doit être salué parce qu’il est revenu en Algérie avec une mentalité civilisée et a préféré d’investir dans son pays comme a fait la France avec la banque Société Générale. Les délibérations ont été reportées à jeudi pour prononcer la décision en première instance.

 

 

 

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