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Concubinage ou zawadj el moutaa en Algérie : appartements, voitures et cadeaux en contrepartie de satisfaction des désirs

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Concubinage ou zawadj el moutaa en Algérie : appartements, voitures et cadeaux en contrepartie de satisfaction des désirs

Après la recrudescence des affaires d’inceste, d’agression sexuelle sur mineurs et viols ces dernières années, les tribunaux algériens, selon les témoignages de plusieurs avocats, traitent un autre genre d’affaires lié au concubinage (Zawadj el moutaa). Il s’agit, notamment de concubines qui tentent d’établir les liens de parentés de leurs enfants ou d’établir un acte de mariage afin de bénéficier de l’héritage après le décès de « l’époux illégitime ».

 

L’avocate Fatma-Zohra Benbrahem a révélé au journal Echorouk que les tribunaux algériens enregistrent quotidiennement des affaires liées au concubinage (zawadj el moutaa), notamment des actions intentées en justice par des concubines afin d’établir un acte de mariage qui leur permettrait de bénéficier de l’héritage après la mort du « mari illégitime ». Pour atteindre cet objectif, certaines d’entre elles font appellent à de vrais témoins, alors que d’autres recourent à de faux témoins. Ainsi, des scandales éclatement d’un moment à l’autre induisant l’éclatement de plusieurs familles, sans parler des autres conséquences qui en résultent. Maitre Benbrahem a souligné que les concubines et les maitresses finissent souvent en victimes après avoir accouché d’enfants illégitimes. « On les abandonne à leurs propres sort et on les échange par d’autres femmes plus jeunes et plus belles. Ceci créé énormément de problèmes sociaux, dont certains finissent par des crimes, la prisons en plus de la destruction de la cellule famille », a-t-elle expliqué. Sur un autre plan, l’avocate a critiqué sévèrement les épouses qui refusent à leurs époux de se marier une deuxième fois. Selon elle, le refus de l’épouse fini par le divorce, ou dans les meilleurs des cas,  pousse l’époux à satisfaire ses besoins en commettant l’adultère. « Mieux vaut une épouse au courante que son époux a une autre épouse légitime, qu’une autre qui découvre que son mari la trompe avec une autre femme », a estimé  maitre Benbrahem. « La prolifération du phénomène de concubinage est dû notamment au refus de plusieurs famille de la polygamie à cause des traditions algériennes ou d’ordre financier lié à l’héritage », a-t-elle ajouté.  Vu que la polygamie est « refusée » en Algérie, par conséquent, l’homme recoure directement à l’adultère. Pour sa part, la présidente de l’Observatoire National de la Femme, Djadi Chaia Djaafri, estime que le phénomène de concubinage en nette augmentation dans notre société, constitue une véritable menace pour la stabilité de la famille. Interrogée sur les causes de ce phénomène, elle a indiqué qu’il est particulièrement dû à la négligence des épouses.  « Une femme qui néglige son physique, qui ne soigne pas son apparence, qui ne répond pas aux attentes de son époux,  et qui ne satisfait pas les désirs de son époux, pousse ce dernier à rechercher ce qu’il ne trouve pas chez elle chez d’autres femmes. « c’est anormal que certaines femmes soignent leurs apparences en sortant de chez elles, mais dés qu’elles rentrent à la maison elles négligent leurs apparences », a-t-elle conclu.

Tiens-moi compagnie et je t’offre ce que tu veux

Un connaisseur des secrets des hommes d’affaires en Algérie, a assuré au journal Echorouk qu’un grand nombre d’homme riches qui ne supportent plus la vie avec leurs épouses ou qui ont des problèmes avec elles, recourent au concubinage. Les concubines obtiennent tout ce qu’elles veulent, appartements, voitures ainsi que de précieux cadeaux, en contre partie de satisfaire les désirs de leurs amants. Des villas et des appartements leurs sont loués au niveau des  quartiers « Chic » de la capitale à des prix exorbitant. En effet, la location dans certains endroits varie entre 5 et 10 millions de centimes par mois. Les hommes d’affaires se rendent quotidiennement à ces villas et appartements pour rencontrer leurs maitresses. Ecorouk a tenté de rencontrer quelques uns de ces hommes d’affaires, mais plusieurs d’entre eux ne se sont pas rendus à nos rendez-vous fixés à causes de leurs obligations d’ordre professionnel. Cependant, nous avons pu nous entretenir avec N.M, 50, propriétaire d’une entreprise commerciale et père de trois (3) enfants. N.M, qui vit clandestinement avec une autre femme, a avoué qu’il ne supporte plus de vivre avec son épouse diabétique après 20 ans de mariage. « J’évite de la mettre en colère vu sa fragilité physique », a-t-il souligné. Interrogé sur les motifs qui l’ont poussé à recourir au concubinage, il a expliqué que sa femme ne répond plus à ses désirs sexuels. « J’ai voulu renouveler ma vie sentimentale, et j’ai pensé à me marier une deuxième fois, mais j’avais peur de briser ma femme, d’autant plus qu’elle est malade. Ainsi, j’ai décidé de recourir au concubinage », a-t-il indiqué. « Si ma femme découvre que j’ai une maitresse, elle en mourra », a-t-il ajouté.

La reforme du code de la famille encourage le phénomène concubinage

Plusieurs observateurs estiment que la reforme du code de la famille en Algérie encourage les hommes à recourir au concubinage. Il faut signaler dans ce contexte, que l’époux ne peut pas se marier une deuxième fois sans l’accord de son épouse. En outre, les imams ne sont plus autorisés à unir un homme et une femme sans la présentation d’acte civile. Vu ces nouvelles contraintes, il ne reste aux hommes que le concubinage.

 

 

 

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