Des repentis ont essayé de s’infiltrer dans les listes électorales pour rétablir leur droit de vote
Un grand nombre de terroristes qui ont purgé des peines prononcées a leur encontre se sont rapprochés des commissions communales chargées des listes électorales et ont présenté des recours et se sont plaints du refus de se voir inscrire sur les listes électorales. Ce qui les privent de l’obtention de la carte d’électeur leur permettant de voter afin de rétablir leurs droits politiques et civiques dont ils sont privés dans le cadre des dispositions de la charte pour la paix et de réconciliation qui prévoie trois catégories distinctes d’individus jugés dans des affaires pénales.
- Des sources judiciaires proches des commissions d’assainissement des listes électorales ont affirmé qu’un grand nombre de recours sont parvenus aux commissions communales au niveau national qui font état de la déception de ces individus privés de leur droit politiques et civiques en raison de leur condamnation pour des crimes liés au terrorisme.
- Nos sources ont précisé que ces recours n’étaient pas fortuits et dénués d’arrières pensées connaissant bien leur situation juridique,mais constituaient des tentatives d’exploiter la compagne d’assainissement des listes électorales (radiation et réinscription) qui a coïncidé avec des facilitation importantes introduites par le ministère de l’intérieur et des collectivités locales a l’effet de rétablir leurs droit politique dont ils sont privés depuis leur implication dans des affaires liées au terrorisme.
- A cet effet et dans l’esprit de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, la loi sur la réconciliation nationale a prévue des catégories de crimes qui privent leurs auteurs de bénéficier de leurs droits politiques et civiques après l’annonce de leur repentir ou après avoir purgé les peines prononcées à leur encontre.
- En l’absence de statistiques officielles, nos sources ont estimé ces recours à des centaines, ce qui a obligé les magistrats qui président les commissions communales chargées de l’assainissement des listes électorales, à revenir aux dossiers judiciaires des concernés et des peines prononcées à leur encontre.
- Rappelons que le Ministère de la Justice a procédé à la mobilisation d’un nombre important de magistrats pour l’encadrement de l’opération d’assainissement des listes électorales en conformité avec les dispositions de la loi.
- Le Ministère de l’Intérieur et des collectivités Locales a également mobilisé cent mille (100.000) agents et entamé immédiatement après l’annonce de l’installation de la commission nationale de préparation des élections présidentielles, l’assainissement des listes électorales. Des nouvelles méthodes ont été également adoptées pour l’inscription sur les listes électorales dont la possibilité donnée aux étudiants de s’inscrire en fonction des adresses de leur résidence universitaire.
- Cette opération a touché également les agents de sécurité au niveau national .Le ministère de l’intérieur vise a travers cette opération d’assainissement a la régularisation de la situation de 1.5million d’électeurs et a permis l’inscription de 22mille nouveaux électeurs ayant atteint l’age légal et qui ne s’étaient pas inscrits.
- Le ministère de l’intérieur a procédé également a la prolongation de la date fixée pour le révision des listes électorales jusqu’à la convocation du corps électoral par le président de la république le 7 février 2009.