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DSK libéré par la justice américaine

DSK libéré par la justice américaine

Après les révélations du New York Times sur la plaignante, la justice a levé le régime de liberté surveillée contre Dominique Strauss-Kahn. Mais les poursuites contre lui ne sont pas abandonnées.

http://memorix.sdv.fr/5/www.sudouest.fr/infos_articles/1152739061/Position1/SDV_GSO/default/empty.gif/55506c422f557a38387334414349536e?theme=justice&theme=affaire-dsk

Dominique Strauss-Kahn a été libéré sur parole hier par un juge de Manhattan. Si l’ancien directeur du FMI est sorti libre de ses mouvements du tribunal et que sa caution lui a été restituée, la justice américaine lui a interdit de traverser les frontières et retient son passeport. « Le cas n’est pas terminé », a déclaré, magnanime, le juge Michael Obus, lors d’une audience organisée dans l’urgence hier matin, en présence des avocats de la défense et de l’accusation, ainsi que de Dominique Strauss-Kahn et d’Anne Sinclair. Certes, l’enquête continue et le Français est toujours inculpé, mais l’« affaire DSK » s’est sérieusement dégonflée, au point de filer entre les doigts du procureur du district de Manhattan, Cyrus Vance Jr. Le New York Times a été le premier à donner l’information jeudi soir. Le bureau du procureur a constaté des failles dans le témoignage de la victime présumée, l’obligeant à revoir au plus vite son jugement et les conditions de détention de l’accusé. L’équipe du procureur, qui avait demandé l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn et affirmait détenir des preuves accablantes contre lui, est aujourd’hui dans une situation difficile. Après une enquête menée par ses services, la crédibilité de la plaignante, Nafissatou Diallo, une Guinéenne de 32 ans, est mise en doute. Celle-ci aurait menti à plusieurs reprises sur son emploi du temps directement après l’agression présumée, ainsi que pour obtenir l’asile politique aux États-Unis.
D’autres accusations parues dans la presse, mais non confirmées par le bureau du procureur, lient Nafissatou Diallo à des activités de blanchiment d’argent de la drogue. L’avocat de Dominique Strauss-Kahn, Benjamin Brafman, s’est félicité de ce développement. « J’ai toujours pensé que ce cas n’était pas ce qu’il semble être. Nous sommes convaincus qu’aujourd’hui marque un premier pas de géant dans la bonne direction. Mais la prochaine étape est la levée totale des chefs d’inculpation ». Il semble de plus en plus difficile pour le bureau du procureur de convaincre les 22 membres du Grand jury « au-delà du doute raisonnable » que l’accusatrice dit la vérité, étant donné qu’elle a menti par ailleurs sur son témoignage. « C’est une information très dommageable pour la crédibilité de l’accusatrice, explique Matthew Galluzzo, avocat au barreau de New York. Le procureur pensait avoir un cas fort à l’origine, car il avait toutes les raisons de penser que la victime disait la vérité. Mais son équipe a appris des choses qu’elle n’aurait pas pu savoir au moment où il a pris la décision d’accuser Strauss-Kahn. Aujourd’hui, le procureur est obligé de revoir sa décision. C’est tout à son honneur d’admettre qu’il s’est trompé. » Cyrus Vance Jr l’a confirmé, en lançant à la sortie du tribunal : « L’engagement de notre bureau est un engagement pour la vérité et les faits, sans peur et sans favoritisme ». Restent les preuves médicales et d’ADN, qui ont confirmé un rapport sexuel entre Dominique Strauss-Kahn et la femme de chambre de l’hôtel Sofitel, rapport que l’accusé n’a d’ailleurs jamais démenti.
Pour l’avocat de la victime présumée, Kenneth Thompson, les petits arrangements de sa cliente avec la vérité ne remettent pas en cause l’agression sexuelle. « Ce n’est pas parce qu’elle a commis des erreurs dans sa vie qu’elle ne peut pas avoir été violée », a-t-il fait savoir de manière véhémente à la sortie du tribunal. L’avocat a parlé en termes crus et détaillés du rapport médical de la plaignante et du sperme retrouvé sur le sol et les murs de la chambre d’hôtel. Il continue de défendre sa cliente : « Toutes les déclarations faites par le bureau du procureur sur son implication dans des affaires de drogue, c’est un mensonge. » Et va plus loin, accusant le procureur de ne pas être à la hauteur de cette affaire : « Mon inquiétude est que le procureur ait peur d’aller au procès. » La prochaine audience aura lieu comme prévu le 18 juillet. Libéré sur parole, Dominique Strauss-Kahn pourrait retourner vivre en son domicile de Washington.

 

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