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Grande-Bretagne: premier mort dû aux émeutes

Grande-Bretagne: premier mort dû aux émeutes

Un homme de 26 ans, blessé par balle dans une voiture lundi soir lors des émeutes à Londres, a succombé à ses blessures, a annoncé la police . Il s'agit du premier mort depuis le début des violences, ce week-end.

 

Pour la première fois depuis le début des émeutes, les violences se sont en outre étendues à d’autres villes du pays dans la nuit de lundi à mardi : Birmingham, Liverpool et Bristol sont ainsi touchées, poussant le premier ministre à rentrer  d’urgence à Londres.
  • Dispositif exceptionnel

A l’issue d’une réunion d’urgence, David Cameron a promis de tout mettre en œuvre pour ramener l’ordre dans les rues des grandes villes. Il a annoncé une augmentation des effectifs policiers à Londres : ils passeront de 6 000 à 16 000. Il a également précisé que les vacances parlementaires seraient interrompues jeudi pour une séance exceptionnelle consacrée à ces émeutes.

  • Arrestations

La police londonienne a arrêté trois personnes soupçonnées de “tentative de meurtre” contre des membres des forces de l’ordre, a annoncé Scotland-Yard mardi. Seize cents policiers supplémentaires ont été déployés pour faire face à ces incidents, les pires que la capitale ait connus depuis des années. Scotland- Yard a annoncé mardi que plus de six cent cinquante personnes – dont un garçon de 11 ans – avaient été arrêtées depuis le début des violences, samedi, à Londres et Birmingham. Au moins trente-cinq policiers ont été blessés au cours du week-end.

Mesure de sécurité face à la propagation des émeutes : la Fédération anglaise a annoncé l’annulation du match amical de football Angleterre-Pays-Bas. Il devait se tenir mercredi à Londres. Les violences dans plusieurs quartiers ont déjà conduit au report de plusieurs matches de Coupe de la ligue.

  • Les violences s’étendent à Londres…

Des immeubles étaient en feu à Croydon, Peckham et Lewisham, dans le sud de Londres, tandis que des groupes de pilleurs se répandaient dans les rues de Hackney, dans l’Est, à Clapham, dans le Sud, à Camden, dans le Nord, et Ealing, dans l’Ouest. Au Ledbury, restaurant étoilé au guide Michelin, à Notting Hill, les pilleurs s’en sont pris aux téléphones portables des clients et ont fait main basse sur la caisse ainsi que sur la vaisselle de l’établissement. Des centaines de policiers antiémeute sont intervenus pour contenir les émeutiers à Hackney, à quelques kilomètres de Stratford, dans l’est de la capitale, où auront lieu les prochains Jeux olympiques.

Le chef de la police, Tim Godwin, avait déclaré à la presse : “Il y a des troubles importants dans un certain nombre de quartiers à travers Londres. Par conséquent, beaucoup de policiers sont déployés, mais je demande aux parents de commencer à contacter leurs enfants pour leur demander où ils se trouvent.”

  • … et en province

En province, la police des West Midlands a confirmé l’arrestation de quatre-vingt-sept jeunes gens qui brisaient des vitrines de magasins et se livraient au pillage dans le centre de Birmingham. Elle a indiqué qu’un commissariat de la ville était en feu.

A Liverpool, la police locale a elle aussi dit être confrontée à des scènes de violence, notamment l’incendie de plusieurs voitures. “Aucune violence ne sera tolérée dans les rues de Liverpool et nous avons pris des mesures rapides et fermes pour y répondre”, a affirmé un porte-parole de la police, Andy Ward.

  • Conséquences économiques

Il est trop tôt pour avoir une idée du coût total des trois nuits d’émeutes mais l’Association des assureurs britanniques livre une première estimation : les violences, vont coûter “des dizaines de millions de livres” aux assureurs.

  • La mort d’un homme à l’origine des troubles

Les premiers troubles à Londres ont éclaté à la suite d’une manifestation samedi soir pour réclamer “justice” après la mort d’un homme de 29 ans, Mark Duggan, tué jeudi lors d’un échange de tirs avec la police à Tottenham, dans le nord de Londres. Le numéro deux du gouvernement, Nick Clegg, qui s’est rendu à Tottenham lundi, a condamné une “vague de violence gratuite”, n’ayant “absolument rien à voir avec la mort de Mark Duggan”.

Une commission de contrôle indépendante a ouvert une enquête sur les circonstances de la mort de Mark Duggan. Les résultats des expertises balistiques sont attendus.

 

 

 

 

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