La frontière algéro-libyenne maintenue fermée
Un groupe d’enquêteurs, relevant des forces spécialisées dans la lutte antiterroriste, s’est rendu en Tunisie pour suivre la progression de l’enquête avec les blessés, lors du raid aérien américain mené contre un camp d’entraînement de Daesh à Sabratha, extradés samedi par les autorités libyennes vers la Tunisie.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la coordination sécuritaire en matière de la lutte antiterroriste entre Alger et Tunis, dont les deux pays ont convenu de la hisser au plus haut niveau.
La participation à cette enquête, diligentée en Tunisie, est de nature à avoir davantage d’informations et de renseignements sur les réseaux de recrutement des djihadistes activant en Libye, en Tunisie et en Algérie.
Selon des sources bien informées, un nombre de dirigeants de Daesh auraient changé leurs positions, et se seraient retranchés vers les villes frontalières et celles de l’intérieur après les premières frappes aériennes américaines contre le groupe Daesh.
Pour faire face à d’éventuelles incursions des groupes terroristes, les forces de l’ANP ont décrété l’alerte rouge, dont des hélicoptères survolaient depuis samedi les frontières avec la Libye et la Tunisie.
Par ailleurs, la frontière algéro-libyenne est maintenue fermée, sauf pour des raisons humanitaires. En revanche, la fermeture de la frontière terrestre algéro-tunisienne n’est pas envisageable, d’après notre source.
A noter également que la sécurité a été considérablement renforcée au niveau des compagnies pétrolières et des infrastructures stratégiques à l’extrême sud, dont des équipes mobiles ont été déployées.
Pour rappel, la frappe aérienne américaine contre Daesh à Sabratha (Libye) a fait près de 48 morts, dont l’émir de ce groupe, Abu Djahder Al Tounoussi et le chef djihadiste tuisien, Noureddine Chouchane, tandis que le sort de Abou Ayadh Al Tounoussi reste inconnu.