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L’avenir du Yémen plongé dans l’inconnu

L’avenir du Yémen plongé dans l’inconnu

Depuis le 4 juin dernier et l’attentat qu’il a subi dans la mosquée du Palais présidentiel, le président Saleh se fait soigner en Arabie Saoudite. Alors que plusieurs scénarios de transition sont évoqués par la diplomatie arabe, l’incertitude demeure sur le retour ou non à la présidence du raïs yéménite.

D’après des proches du président yéménite, le président du Yémen Ali Abdallah Saleh serait sur le point de transférer la totalité de ses pouvoirs au Parlement, alors que les manifestations quotidiennes font toujours rage dans la rue. Sa santé devenue précaire à la suite d’une explosion qui l’a brûlé à 40 %, il est peu probable qu’il récupère la fonction présidentielle qu’il occupe depuis 1978 au Yémen sud et 1990, au moment de la réunification du pays. D’après des proches du président Saleh, le pouvoir pourrait être transmis à l’un de ses deux fils, en charge respectivement du commandement des armées et des forces spéciales yéménites. Ce qui équivaut, pour les opposants au régime, à un statu quo en l’absence d’un véritable changement en profondeur du système. Or le but de ces manifestations pacifiques est de mener le régime vers la démocratie. Dans l’immédiat, l’état de santé du président Saleh suscite les interrogations, à la fois des opposants et des partisans du régime, mais plus largement de l’ensemble du peuple. Un temps annoncé, le retour du raïs yéménite ne serait plus d’actualité, malgré les annonces contraires de ses proches. A l’heure actuelle, il se trouve toujours en Arabie Saoudite. Cette situation du président Saleh intervient dans un contexte de percée d’Al Qaida dans le sud du pays. La prise de certaines villes comme Zinjibar par la branche yéménite de l’organisation est désormais avérée. De plus, d’après la journaliste à l’Express Nadéra Bouazza, Saleh aurait lui-même laissé la ville à Al Qaïda pour agiter le spectre du terrorisme. Il semble avoir néanmoins sous-estimé la capacité de nuisance du groupe terroriste qu’il pensait utiliser à son profit. Etant déjà aux prises avec une rébellion chiite au nord du pays, les Etats-Unis suivent aussi de près les événements et craignent un nouvel Afghanistan. D’ores et déjà, des propositions de gouvernement transitoire ont été présentées par les monarchies du Golfe, appuyées par l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis, au pouvoir yéménite. Mais une autre possibilité est à envisager comme la mise en place d’un gouvernement provisoire visant à rétablir une sorte d’équilibre démocratique au sein du pays. Ce gouvernement devrait être mené par l’actuel vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi, dans le respect de la Constitution du Yémen. Les prochains jours seront donc décisifs pour les opposants d’Ali Abdallah Saleh, mais aussi pour ses partisans qui sans nul doute chercheront à profiter d’un apaisement pour que le pouvoir reste dans le sérail des Saleh.

Cinq soldats tués

Cinq soldats ont été tués et six blessés dans de nouveaux combats ce jeudi, près de Zinjibar, dans le sud du Yémen, avec des éléments présumés d’Al-Qaïda, a indiqué une source militaire. L’armée a pu reprendre, à l’issue des ces combats, le contrôle du stade Al-Wahda, situé à quelques kilomètres de Zinjibar, chef-lieu de la province d’Abyane, selon la même source.

 

 

 

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