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Le cadeau égyptien de l’Aïd: Des étudiants arrivent du Caire sur des fauteuils roulants !

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Le cadeau égyptien de l’Aïd: Des étudiants arrivent du Caire sur des fauteuils roulants !
Mourad Badjoudj

L’avion d’Egypt Air atterrit à l’aéroport d’Alger Houari Boumediene mercredi vers 20 heures, avec, à son bord, des dizaines d’étudiants et autres ressortissants algériens résidant en Égypte. Parmi ces revenants, Miloud Boumami de la région d’Aris à Batna, et Mourad Badjoudj de la localité de Sidi Aissa dans la wilaya de M’sila, qui ont subi des agressions barbares à coups d’épée et de poignard. Ils ont été transférés, en fauteuil roulant, aux services sanitaires de l’aéroport, dans un état de santé préoccupant.

  • La mobilisation était importante à l’aéroport d’Alger Houari Boumediene; la police, des agents de sécurité, la protection civile et un certain nombre de responsables venus s’enquérir de l’état de santé des victimes algériennes d’agressions barbares en égypte. Une fois le constat fait, tout le monde s’est empressé de venir en aide aux blessés et d’apporter des fauteuils roulants pour les transporter.
  • Miloud avait du mal à nous parler en nous montrant les blessures qu’il a subi au Caire. Il nous racontait sous le choc, les détails de l’agression dont il a été victime avec son ami, à coups de poignard et d’épée.
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  • Pour Mourad, cet épisode vécu au Caire est une humiliation. Il remercie Dieu d’être rentré vivant dans son pays. Mourad a été grièvement blessé dans différentes parties du corps, sa jambe notamment. Il a même perdu un doigt dans cette sauvage agression aux poignards.
  • Les deux jeunes étudiants ont été agressés à deux reprises. D’abord, le jour du match d’appui entre l’Algérie et l’Égypte, disputé au Soudan le 18 novembre, lorsque la porte de leur appartement dans la banlieue du Caire a été incendiée. Ils ont été séquestrés à l’intérieur de leur chambre jusqu’à l’intervention de certains habitants du quartier qui les ont “libérés”.
  • La deuxième agression, c’était le 21 novembre. A trois heures du matin, les deux étudiants ont été surpris dans leur sommeil, leur chambre, par une trentaine de jeunes munis d’épées et de poignards.
  • «Nous avons prononcé la chahada. Nous baignions dans notre sang. Nous avons été laissés pour morts, sans que nul n’intervienne pour nous porter secours. Une égyptienne est enfin venue secourir mon ami… J’ai du perdre connaissance après. Lorsque j’ai ouvert les yeux, je me trouvais chez une voisine, une algérienne.
  • Quand nous avons réussi à nous mettre debout, nous nous sommes présentés à la police qui nous a enchaînés avant de nous conduire après 24 heures à la sûreté de l’Etat. Nous avons subi de longs interrogatoires pour savoir si notre présence en Égypte était légale ou pas!».
  • Douze heures d’interrogatoire, durant lesquelles, les deux victimes n’ont ni bu, ni mangé. Elles n’ont même pas eu le droit d’aller aux sanitaires. Bien que blessés, les étudiants n’ont pas été montrés à un médecin. Un des services s’est chargé de recoudre le doigt de Miloud de façon sauvage, d’ailleurs, ce dernier se retrouve avec un doigt complètement tordu.
  • «Nous étions perclus de douleurs, mais la police égyptienne se contentait de nous railler. Lorsque nous avons été relâchés, nous sommes revenus à notre chambre, qui entre temps a été complètement saccagée et nos effets volés !», raconte Mourad.
  • Les étudiants ont réussi à rejoindre l’ambassade d’Algérie au Caire, qui elle aussi était assiégée de toutes parts. «Une femme nous a acheté les billets et nous a aidé à rejoindre l’aéroport pour rentrer au pays. Nous n’arrivons pas à croire que nous rentrons vivants en Algérie».
  • Il est à noter qu’à ce jour, 800 étudiants algériens sont rentrés au pays, fuyant l’Égypte, tandis que l’institut de recherches et d’études arabes au Caire se trouve paralysé depuis 20 jours. D’autres étudiants veulent rentrer au bercail. Certains comptent passer par la Libye vu les difficultés qu’ils rencontrent pour rentrer en Algérie.
  • Autrse témoignages rapportés par les ressortissants algériens rentrés d’Égypte: les drapeaux algériens gisent à même le sol, et servent de paillassons à l’entrée des immeubles et des institutions officielles, notamment dans la ville de Nasr et près du Club sportif égyptien d’Al Ahli.
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