Le gouvernement a vécu une semaine noire !
Le ministre de l’Energie, Salah Khebri, a reconnu que le Trésor public a vécu une semaine noire à cause de la chute du prix du pétrole sous la barre des 55 dollars.
Le ministre a attribué cette dégringolade à la baisse de la demande sur le marché mondial, les répercussions de la crise en Grèce et la situation en Iran et en Chine. Toutefois, il se montre plutôt optimiste quant à une éventuelle amélioration de la situation prochainement.
«Nous ne cherchons pas un prix bien précis des cours du pétrole, notre but est d’augmenter la production et accroître la demande », a déclaré le ministre lors d’une visite de travail et d’inspection dans la wilaya d’Oran.
« Nous avons entamé la conquête des marchés en dehors de l’Europe. Nous allons signer de nouveaux contrats », a-t-il fait savoir.
Quant aux conséquences des décisions de l’« Opec » réunie juin dernier, Khebri a confié que les Etats-membres de l’Opec ne sont pas à l’origine de la hausse de production et de la baisse des prix, en faisant allusion à l’Arabie saoudite et aux pays du Golfe, mais plutôt des Etats en dehors de l’organisation, dont la Russie qui insiste sur la hausse de la production pour se situer autour de 31 millions de barils par jour. « Nous étions 12 Etats et chaque Etat défend ses intérêts, et c’est le cas de l’Algérie », ajoute-t-il.
S’agissant de la crise de carburant, le ministre de l’Energie s’est dit opposé à la méthode adoptée depuis 2010 du fait que l’Algérie est un pays pétrolier et les autorités du pays envisagent de réduire la facture d’importation de carburant à travers l’ouverture de nouvelles raffineries, l’augmentation de la capacité de production des usines existantes, dont celles de Hassi Messaoud, Skikda et Oran en attendant l’ouverture de trois nouvelles unités à Biskra, Tiaret…
Par ailleurs, le représentant du gouvernement a évoqué la formation des cadres algériens dans le domaine du pétrole, en s’interrogeant sur les raisons poussant à faire venir de la main d’œuvre étrangère au moment où des milliers de cadres sortent annuellement des écoles algériennes.
Par ailleurs, Khebri a critiqué la mauvaise situation dans laquelle il aurait trouvé la Société de transport des hydrocarbures (STH), elle qui devrait permettre à l’Algérie d’exporter les produits pétroliers en cas de fermeture des ports en cas de mauvaises conditions météorologiques.