Le régime de Damas demande à ce que pas moins de 18 clauses du protocole de la Ligue Arabe le concernant soient amendées.
L’opposition Syrienne et à travers son porte parole Basma Kadhmani, a déclaré à Echorouk que le régime à Damas a demandé l’amendements de pas moins de 18 clauses du plan ou protocole signé au courant de ce mois de novembre par les ministres des affaires étrangères arabes au Caire.
Les amendements selon Mme Kadhmani concerneraient l’empêchement des membres de la mission de la Ligue Arabe qui devront observer la situation humanitaire et sécuritaire en Syrie de visiter les prisons ainsi que les hôpitaux, selon Mme Basma Kadmani interviewée par Echorouk hier.
‘’La clause des visites dans les prisons et les hôpitaux est la plus importante’’ nous dira Mme Kadhmani, avant d’ajouter qu’Al Assad ‘’voudrait que les différentes délégations d’observateurs membre de la mission de la ligue arabe soient escortée par les forces de sécurité’’ ce qui empêchera la mission de faire sont travail ‘’d’aller là ou les sbires du régime voudraient qu’elle va et non le contraire’’ a déclaré Mme Kadhmani à Echorouk.
‘’ Les mêmes amendements du plan ou protocole de la ligue arabe demande à ce qu’il n y ait aucun observateur non-arabe dans les différentes délégations’’ dira la porte parole du Conseil National Syrien avant d’ajouter que ‘’le régime de Damas a aussi demandé à la ligue arabe de prendre en charge toutes les dépenses liées au travail qu’accomplira la mission de la ligue arabe en Syrie’’
Offcielement, Damas avait demandé des amendements au plan de la Ligue arabe sur l’envoi d’observateurs de la Ligue arabe en Syrie pour se rendre compte de la répression du mouvement de contestation, a annoncé vendredi le secrétaire général de l’organisation panarabe. Nabil Elarabi précise que la requête syrienne a été présentée dans une lettre du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al Moualem, reçue jeudi soir. Elle concerne notamment le statut juridique de ces observateurs. “Ces amendements sont actuellement à l’étude”, a ajouté Elarabi.
De son côté, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a appelé vendredi à faire preuve de retenue dans l’élaboration d’un projet de résolution des Nations unies condamnant la répression meurtrière en Syrie.
“Nous sommes prêts à travailler avec la communauté internationale, mais nous exhortons à la retenue et à la prudence”, a-t-il déclaré à des agences de presse russes alors qu’on lui demandait si Moscou allait soutenir une résolution de l’ONU.
Vladimir Poutine a dans le même temps assuré que la Russie n’allait pas ignorer “les opinions de (ses) partenaires” et qu’elle “coopérerait avec chacun”.
La Russie est considérée comme un soutien du régime du président Bachar el-Assad, bien que des responsables russes aient rencontré d’importants représentants de l’opposition syrienne cette semaine à Moscou. Jusqu’ici, Moscou et Pékin avaient menacé d’opposer leur veto à toute résolution condamnant Damas au Conseil de sécurité.