Les Arabes d'Israël commémorent 13 personnes tuées par la police en 2000
Les dirigeants de la communauté arabe d'Israël ont appelé samedi dans un communiqué à un hommage massif à treize Arabes tués il y a onze ans par la police israélienne, peu après le déclenchement de la seconde Intifada palestinienne.
Cette journée du souvenir doit être marquée dans l’après-midi par une grande manifestation à Sakhnine, en Galilée (nord), et par des cérémonies sur les tombes des victimes.
En octobre 2000, peu après le début de la seconde Intifada fin septembre, douze Arabes israéliens et un Palestinien installé en Israël avaient été tués par des tirs de la police lors de manifestations violentes de solidarité avec les Palestiniens.
Une commission d’enquête israélienne présidée par le juge Théodore Orr avait infligé “un blâme sévère” à la police dans son rapport publié trois ans plus tard. Elle n’avait cependant pas réclamé de poursuites judiciaires spécifiques contre des policiers, “faute d’éléments suffisants pour une inculpation”.
La commission Orr avait reproché à la police d’avoir eu une attitude “a priori hostile” envers la minorité arabe et d’avoir caché à la classe politique qu’elle avait ouvert le feu à balles réelles pour réprimer les émeutes.
Descendants des 160.000 Palestiniens restés sur leurs terres après la création d’Israël en 1948, les Arabes israéliens sont aujourd’hui environ 1,4 million, soit 20% de la population du pays. Ils dénoncent souvent des discriminations, en particulier en matière d’emploi et de logement dans des localités juives.