Les Béjaouis refoulent les «non-jeûneurs»
La société civile et les sages de la ville de Béjaïa ont empêché, samedi dans la matinée, quelques militants du MAK de rompre le jeûne publiquement devant la Maison de la culture et brûlé leurs pancartes et banderoles.
En tentant de récidiver leur acte condamnable comme ce fut le cas à Aokas et Akbou les 5 et 11 juillet derniers où un petit groupe de jeunes a rompu le jeûne publiquement, la population de la ville de Béjaïa a empêché samedi dans la matinée un groupe de vingt non-jeûneurs appartenant au MAK de reproduire leur action. En effet, sous un soleil de plomb la population a investi la placette d’Aâmriw en face de la Maison de la culture, empêché les non-jeûneurs et incendié leurs pancartes sur lesquelles étaient écrits des slogans appelant à la liberté de conscience.
Les Béjaouis ont condamné avec les termes les plus fermes le comportement des non-jeûneurs qui ne représentent qu’eux-mêmes.
Un habitant de la ville nous dira que «les Béjaouis sont de tout temps restés fidèles à leurs origines, à leurs coutumes en rejetant tout tentative portant atteinte au mois sacré».
Par souci d’éviter tout dépassement et des confrontations, la population est restée longtemps aux alentours de la Maison de la culture, assiégée par les forces de l’ordre, où elle a organisé une rupture de jeûne collective en réponse aux non-jeûneurs et accompli la prière du Maghreb.