Les partis de la coalition dénoncent la décision égyptienne d’inclure l’Algérie dans la liste noire
Les trois partis composant la coalition présidentielle ont unanimement dénoncé la décision de l’Egypte d’inclure l’Algérie dans la liste boire, et de soumettre les Algériens aux humiliations des scanners corporels et des fouilles ciblées.
Les trois partis – le FLN, le RND et le HMS- ont qualifié cette décision d’ « irresponsables », car elle ne fait qu’accentuer la crise entre Alger et le Caire au lieu de la dénouer. Ainsi, et sous le coup de pareille décision, les Algériens seront soumis à des restrictions draconiennes, dans les aéroports égyptiens, et, comme les ressortissants des quatre autres pays soumis à pareille décision, à savoir l’Irak, la Somalie, le Yémen et la Mauritanie, doivent supporter les aléas de cette humiliante décision dans les aéroports de l’Egypte. Le porte-parole du FLN a souhaité que l’Egypte « retrouve ses esprits », alors que celui du RND a affirmé que l’Egypte « n’a aucun droit de demander des comptes à l’Algérie parce que ce qui se passe au plan intérieur ne regarde que l’Algérie seule ». Le HMS, par la voix de Mohamed Djemaâ, a affirmé que l’Egypte a « dépassé les lignes rouges, et que les limites politiques et diplomatiques permises ont été bafouées », précisant qu’aucun pays « ne peut de la sorte, violer les droits des Algériens dans les aéroports du monde ». Dans une mesure qui a étonné plus d’un, l’Egypte vient de mettre la compagnie sous contrôles de sécurité renforcés. A l’occasion de l’affaire des colis et paquets piégés, l’Egypte considère que l’Algérie n’est pas un pays sûr et la met sur la même liste que le Yémen. Des médias égyptiens ajoutent l’Arabie Saoudite à cette « black-list égyptienne ». Selon la presse du Caire, ces pays figurent dans cette black-list en raison de l’existence, chez eux, d’une branche d’Al-Qaïda. Concrètement, les Algériens qui voyageront vers l’Egypte subiront des contrôles plus sévères : leurs passeports seront minutieusement examinés et les « suspects » seront suivis jusqu’à ce qu’il y ait l’assurance qu’ils n’ont aucun lien avec l’organisation d’Al-Qaïda. Certains journaux indiquent que le contrôle des citoyens en provenance de ces pays ne se limitera pas à un sévère examen au moment de leur arrivée à l’aéroport. « Les mesures de sécurité vis-à-vis des citoyens de ces pays comportent, outre un examen minutieux de l’aéroport, un suivi et une surveillance durant leur séjour en Egypte ».