Les sociétés italiennes débarquent en Algérie
Après s’être empêtrées dans des affaires de corruption en Algérie, les sociétés italiennes peuvent débarquer de nouveau en Algérie où elles bénéficieront du «soutien et d’accompagnement dans les domaines d’énergie, des infrastructures et de l’industrie».
La décision d’accompagner les entreprises italiennes a été prise à l’occasion de la 3e réunion de haut niveau algéro-italienne, tenue mercredi à Rome.
Le président du Conseil italien, Matteo Renzi a dit que les sociétés désireuses d’investir et de s’installer en Algérie auront droit au soutien et à l’aide des dirigeants des deux pays, ajoutant que nous entretenons des liens très solides avec l’Algérie et nous allons accompagner et soutenir ceux qui investissent dans ce pays.
« Je veux donner un message positif aux entreprises et aux hommes d’affaires italiens…nos relations avec l’Algérie sont très solides et il y a des opportunités d’investir dans le domaine des infrastructures, l’industrie alimentaire et l’énergie », a déclaré Matte Renzi avant d’ajouter: « Nous ferons tout pour ceux qui veulent investir en Algérie, lesquels bénéficieront du soutien et d’accompagnement».
Par ailleurs, le président du Conseil italien a tenu à envoyer un message rassurant aux sociétés italiennes impliquées dans des scandales de corruption, à l’image de Saipem et Eni quant au retour en Algérie où un soutient leur sera réservé. « Le secteur de l’énergie en Algérie n’est pas seulement le gaz, mais il y a aussi les énergies renouvelables qui offrent des opportunités », a-t-il dit.
Le responsable italien a exprimé son intention d’aller vers un partenariat avec l’Algérie dans le domaine de la défense, et se diriger conjointement vers un investissement dans le domaine avec d’autres parties du continent africain.
Il a souligné que l’Algérie avait démontré ces dernières années qu’elle est la source d’exportation de la sécurité et de la stabilité dans la région.
En présence du premier ministre, Abdelmalek Sellal, le responsable italien a fait également savoir que l’Algérie ait l’intention de lever le gel d’importation de l’or italien, en vigueur depuis 2014. Une décision qui, selon lui, a nui aux entreprises italiennes, ajoutant que la question sera au cœur des débats avec la partie algérienne.
De son côté, Abdemalek Sella a indiqué avoir eu des entretiens avec son homologue italien au sujet de la relance du projet de gazoduc Galsi, selon une nouvelle stratégie et en collaboration avec l’Italie et l’Union européenne.