Libye : l'Onu discute d'un allègement des sanctions
L'Onu discute avec Tripoli et la rébellion libyenne des moyens d'alléger les sanctions internationales imposées à la Libye, de crainte d'une pénurie notamment de fournitures médicales, a-t-on appris, vendredi, de sources diplomatiques.
Des responsables de l’Onu bien informés ont déclaré que des représentants du Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion, et du régime du colonel Mouammar Kadhafi avaient eu des discussions la semaine dernière avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en vue d’établir une liste des domaines qui pourraient être exemptés de sanctions. La rencontre à Genève avec l’OMS, une agence de l’Onu fait partie d’un plus vaste mouvement visant à éviter que les sanctions financières imposées à la Libye -au gouvernement et aux banques- ne soient à l’origine d’une crise humanitaire majeure. Des organisations chargées de l’aide humanitaire dans le pays ont signalé des pénuries de produits de base comme les vaccins, dont les stocks tant dans les régions de l’Ouest contrôlées par les forces du colonel Kadhafi que dans celles de l’Est aux mains des rebelles ont fondu en près de cinq mois de guerre.