MICL: une commission d’enquête pour stopper l’hécatombe routière
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales (MICL), Tayeb Belaïz, a donné une instruction aux forces combinées «Police, Gendarmerie», les services de la Protection civile, les secteurs des Transports et des Travaux publics de mettre en place une commission nationale dans les prochaines 48 heures, dont les missions principales sont l’expertise, le suivi et la coordination avec des experts et spécialistes en vue de déterminer les causes réelles derrière les accidents de la circulation qui prennent des proportions alarmantes.
Une fois son travail achevé, la commission doit remettre au ministre de l’Intérieur un rapport détaillé déterminant les causes des accidents de la route en hausse vertigineuse et faisant de plus en plus de victimes, ce qui propulse l’Algérie au premier rang des pays confrontés au phénomène qui ne cesse d’endeuiller des centaines de familles algériennes, a-t-on appris d’une source bien informée.
Ensuite, il sera procédé à situer les responsabilités et juger ainsi les personnes jugées à l’origine des accidents faisant de milliers de victimes.
Il sera question de déterminer si les causes sont liées à l’état de la route, aux infrastructures relevant du ministère des Travaux publics ne répondant pas aux normes de sécurité routière ou au facteur humain que l’arsenal juridique ne dissuade plus, preuve de laxisme, en prévoyant d’ailleurs de sanctions allant d’amendes considérables jusqu’au retrait de permis qui pourrait durer 6 mois. Il sera vérifié l’état des véhicules, notamment les anciens. Pour ce faire, les autorités tendent de créer de nouvelles agences de contrôle automobile afin de les mieux contrôler et immobiliser les véhicules présentant de dangers.
En effet, Tayeb Belaïz s’est dit prêt d’aller de l’avant pour mettre un terme au phénomène et trouver des solutions appropriées, soit en proposant de revoir les lois relatives aux secteurs des Travaux publics et des Transports ou par une proposition au gouvernement de débloquer d’enveloppes considérables afin de réparer les réseaux et les infrastructures routiers.
Selon lui, tous les moyens sont disponibles pour venir à bout de ce phénomène qui préoccupe tant les citoyens que les autorités.
De nombreux rapports font état de l’échec des politiques engagées jusque-là pour arrêter l’hécatombe routière. La question qui se pose à présent: cette commission réussira-t-elle là où les efforts consentis par les pouvoirs publics sont tous voués à l’échec ?