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Nouvel épisode du dialogue interlibanais

Nouvel épisode du dialogue interlibanais

Le dialogue interlibanais devrait entamer son deuxième tour ce mercredi en présence des dirigeants politiques de la majorité et de l’opposition. Une démarche devant aboutir à la consolidation de l’unité nationale libanaise.

  • Les prémices d’une réconciliation sont apparues ces derniers temps. Un pas majeur il y a une semaine: la rencontre entre Sayyed Hassan Nasrallah et son principal adversaire politique Saad Hariri, pour la première fois depuis la guerre de l’été 2006 avec Israël, avait ouvert une nouvelle page dans leurs relations.
  • Le président Michel Sleimane avait auparavant réuni, le 16 septembre dernier, au Palais présidentiel de Baabda à Beyrouth, la première session du dialogue national organisé par l’accord de Doha pour discuter du renforcement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et d’une stratégie de défense nationale, parallèlement à une série d’actions de réconciliation menées par les partis politiques libanais.
  • Le dialogue interlibanais devrait entamer son deuxième tour ce mercredi à 11 heures au même palais de Baabda, en présence des dirigeants politiques de la majorité et de l’opposition.
  • Le “dialogue national” avait pour rappel été lancé le 2 mars 2006. Une dizaine de sessions ont été organisées jusqu’en juin. Ce dialogue n’avait pas repris après la guerre de l’été 2006 entre le Hezbollah et Israël et la crise s’était accentuée de plus belle.
  • Lors de la conférence de Doha au Qatar en mai 2008, destinée à relancer le dialogue interlibanais, aucun signe de rapprochement constructif entre la majorité pro-occidentale et l’opposition du Hezbollah n’a été observé au début du sommet que Saad Hariri et Michel Aoun avaient menacé de quitter.
  • Finalement, les deux partis rivaux dont la principale pomme de discorde est l’armement du Hezbollah, sont parvenus le 21 mai 2008, en dépit de plusieurs autres divergences, à un accord  sur le désarmement des palestiniens vivant à l’extérieur des camps de réfugiés -décision qui n’est pour l’instant pas encore appliquée-, pour élire Michel Sleimane, le chef des forces armées, à la tête du pays et composer un gouvernement qui ne lèse aucune partie.
  • Rappelons que le pays du cèdre est resté sans président de novembre 2007 à mai 2008, et les menaces proférés par le régime sioniste offrent une occasion pour le renforcement de la solidarité des partis libanais face à l’ennemi.
  • Le député Mohamed Qabbani, député et membre de la coalition parlementaire du 14 Mars et du Courant du Futur, s’est prononcé pour un consensus entre factions politiques libanaises sur les ondes de la radio El-Hourra mais estime que la nouvelle loi électorale basée sur les circonscriptions de 1960,  n’a aucun impact sur la représentation parlementaire du Courant du Futur. Il a par ailleurs mis en garde contre l’extension du dialogue interlibanais parrainé par le chef de l’état Michel Sleimane conformément aux accords de Doha.
  • La création d’un état libanais fort exige que les différentes forces politiques du Liban respectent la Constitution, privilégient le dialogue et coopèrent dans un esprit de conciliation. Le rendez-vous du 5 novembre viendra-t-il à bout des dissensions entre les frères ennemis et rétablira-t-il l’unité nationale au Liban ?
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