Quelques anecdotes sur les « Harragas »
Le phénomène de l’immigration clandestine a connu ces trois dernières années une ascension fulgurante, allant jusqu’à même faire les unes des différents titres nationaux.
-
Des jeunes de Skikda se retrouvent au tribunal au lieu de « Rotterdam »
-
-
Durant le cinquième jour du mois de ramadhan dernier, les gardes côtes de la wilaya de Annaba ont arrêté trois jeunes répondant aux initiales de « B. Kamel, M. Youcef et O. Walid » âgés respectivement de 22, 28 et 25 ans. Alors qu’ils étaient à bord d’un bateau commercial hollandais, qui a été contraint de s’arrêter au port de Annaba, après que son staff ait pensé à une panne au niveau du moteur. Passant au contrôle minutieux du bateau, ils ont découvert la présence des ces trois jeunes, ils ont alors été arrêtés après une demi soirée passée à bord du navire. La liesse de ces jeunes est devenue une amertume du fait qu’ils aient été présentés devant le juge d’instruction prés la cours de Annaba, accusés d’immigration clandestine, eux qui n’avaient jamais mis les pieds auparavant dans les commissariats.
-
-
Un jeune de Bejaia suspendu à la roue d’un avion
-
-
La persistance à vouloir quitter le pays de quelque manière que ce soit, a coûté la vie à un jeune homme venu de Bejaia, âgé de 28 ans, au début de l’année 2007. Ce jeune avait tenté d’immigrer clandestinement, en se dissimulant dans le coin réservée aux roues de l’avion, et ce afin d’atteindre l’aéroport Charles De gaulles en France.
-
Ce qui est accablant, c’est que l’avion a effectué son vol le plus normalement du monde, mais à son atterrissage au niveau de l’aéroport de l’hexagone, l’équipage de cet appareil a déclenché le système de roue pour y atterrir, et c’est ainsi que ce jeune homme a chuté de plein fouet, s’écrasant sur le sol. Un jeune marocain a eu le même sort depuis un mois et demi environ, lorsque ce jeune s’est suspendu à la roue d’un avion à destination de Marseille. La seule différence, c’est que ce jeune homme là, appelé Hicham et âgé de 32 ans, était un agent dans une société privée opérant à l’aéroport, il a perdu la vie sur place après avoir fait une chute quelques minutes seulement après le décollage de l’avion à destination de l’aéroport de Marseille.
-
-
-
Cheikh Tahar 69 ans..Walid 14 ans.. Houria mère de 3 enfants
-
-
Des unités de la marine ont appréhendé durant la veille du mois de Ramadhan dernier un vieux âgé de 69 ans à bord d’une barque en bois, en compagnie d’un nombre de ses neveux, afin d’atteindre la Sardaigne en Italie. Parmi eux, le jeune Walid âgé de 14 ans, le plus jeune Harrag algérien, qui était à bord de la barque, et ce pour fuir la misère et la famine. Avant cela, les mêmes services avaient arrêté 3 jeunes filles, dont une femme du nom de Houria de Chlef âgée de 35 ans, mère de trois enfants, et qui s’est avérée être une veuve avec trois enfants.
-
-
Une jeune homme dissimule sa sœur dans la malle d’une voiture de type 207.. Une autre femme procède de la même manière pour sa nièce
-
-
Au début du mois de septembre, les services de la douane ont arrêté, au niveau du port de Annaba, un jeune homme âgé de 22 ans, embarqué dans la malle d’une voiture de type 207. Son frère et son ami, immigrés en France, avaient essayé de le faire passer clandestinement, peu importe le moyen, vers la France. Une autre jeune fille immigrée a procédé la même manière mais à bord d’une voiture de 406, et al seule différence entre ces deux histoires, c’est que cette opération a été réussie, et cela s’est passé 15 jours après la première histoire.
-
-
Des Harragas se retrouvent dans leurs maisons
-
-
Le jeune Nassir. B nous a raconté une anecdote le concernant et qui est relative à son voyage qui n’a pas connu le sort escompté. Ce jeune homme, natif de Oum El Bouaghi, en compagnie de 5 de ses copains étaient en mer, partant de Annaba et passant une nuit agitée à la mer, se battant contre les vagues et la mort, ils se retrouvent durant la deuxième nuit sur terre.. Une fois conscients qu’ils sont tous vivants, ils commençaient à crier « on a gagné, on y est, ça y est », eux qui croyaient qu’ils étaient arrivé en Italie, ils croisèrent des pécheurs qui parlaient le dialecte algérien, notamment de Annaba ; et c’est là qu’ils s’étaient rendus compte qu’ils étaient bel et bien dans l’une des plages de Annaba, qui sépare la wilaya de Annaba et Skikda. Quelle amertume pour ces jeunes !