Sellal: «Madani Mezrag n’a pas de parti!»
Le premier ministre, Abdelmalek Sellal a mis fin à une polémique suscitée par un éventuel retour en politique de Madani Mezrag, ancien chef de l’AIS (Armée islamique du salut).
«L’Etat algérien ne permet pas à ceux qui sont impliqués dans la tragédie nationale de bafouer la constitution, la charte pour la réconciliation nationale pour revenir sur la scène politique à travers la création de partis ». C’est en ces termes que le premier ministre aurait mis fin à cette polémique et avant lui le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui.
Ainsi, le premier ministre a coupé court à toutes les spéculations ayant accompagné l’annonce de la création d’un nouveau parti politique par Madani Mezrag.
«L’Etat algérien ne permet pas à ceux qui sont impliqués dans la tragédie nationale de bafouer la charte pour la réconciliation nationale et de créer un parti politique, et ce conformément aux lois de la République, notamment l’article 26 de la charte pour la paix et la réconciliation nationale ainsi que l’article 5 de la loi sur les partis politiques », a précisé Sellal.
Lors de son allocution prononcée lors de l’ouverture de la session d’automne du parlement, le chef de l’Exécutif a indiqué que la réconciliation nationale avait porté ses fruits sur le terrain et qu’il n’y aurait pas un retour en arrière et que l’Etat algérien est en lutte actuellement contre le terrorisme.
«Dix ans après la mise en application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, initiée par le président de la République, certains parlent d’un éventuel retour en politique de certains partis dissous qui semblent vouloir aujourd’hui se rétracter après avoir eux-mêmes signé la charte », ajoute-t-il.
«Nous n’avons les moyens de nous en sortir », a-t-il tenu à rassurer quant à la crise économique qui s’installe dans le pays. Pour ce faire, le premier ministre a mis l’accent sur la nécessité sur une coopération avec l’ensemble des partenaires, partis politiques et société civile ainsi que sur une série de mesures susceptibles à la création des richesses.
Interrogé sur la convocation de l’ambassadeur de l’Algérie à Berlin par les autorités allemandes, Sellal a refusé d’en parler en se contentant de dire:« Je n’ai pas d’informations sur le sujet ».