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5400 milliards perdus dans l’amendement des terres!

الشروق أونلاين
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5400 milliards perdus dans l’amendement des terres!

De nombreux projets de mise en valeur des terres agricoles en friche estimés à plusieurs milliards de dinars ont été abandonnés cette année, suite à des différends entre la Générale des Concessions Agricoles et le ministère de tutelle au sujet de la gestion des projets. Le directeur général de GCA, impliqué dans une affaire de mauvaise gestion et de corruption, avait été arrêté et poursuivi en justice, lui et un certain nombre de ses cadres, ce qui a hypothéqué l’avenir de la société et de ses onze directions régionales, après la réalisation de 724 projets depuis 1998.

  • Le collectif des travailleurs de la Générale des Concessions Agricoles, avec ses 420 employés, appelle les pouvoirs publics à intervenir pour la régularisation de leur situation, notamment le paiement des salaires en suspens depuis plus de trois mois.
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  • Pour ces travailleurs, il est nécessaire de trancher dans le devenir de la société, qui n’est pas en faillite, précisent-ils, ajoutant qu’ils ne sont pas contre l’assainissement et le contrôle mais qu’il est important aussi de relancer de nouveau l’activité.
  • Le syndicat de la société demande à ce que la mauvaise gestion soit endossée par le responsable direct de cette situation et non par des employés qui n’y sont pour rien.
  • Le responsable de la section syndicale indique par ailleurs qu’environ 60 projets ficelés pour un montant de 54 milliards de dinars ont été abandonnés, les entrepreneurs ayant plié bagages !
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  • Même si la commission technique centrale au ministère de l’agriculture a donné il y a deux mois son feu vert pour 10 projets, la société n’a toujours pas lancé les opérations. Pour les employés, si la société réceptionne de tels projets, elle peut aussi payer les salaires en retard ! Sachant que la Générale des Concessions Agricoles est une société publique à caractère économique qui puise ses cotisations des opérations d’amendement de terres agricoles dans les wilayas à hauteur de 3%, en contrepartie de certains travaux d’aménagement. Néanmoins, les activités de la Générale des Concessions Agricoles sont gelées depuis décembre 2008 suite à un différend entre deux ministres, dit-on, à propos d’une entreprise qui a obtenu des projets à des milliers de milliards à El Oued.
  • Le ministre a déclaré que 160 milliards de dinars seront prélevés du nouveau programme de développement de l’entreprise. Il a évoqué la concrétisation pour juillet dernier du projet d’un groupement rassemblant la conservation des forêts, la conservation des zones steppiques ainsi que des entreprises spécialisées dans les études. Rien n’a été fait jusque là, et la situation de la GCA s’est encore compliquée et détériorée, elle a encore empiré lorsque le président de la SGP Belhouadjeb Bayzid a renoncé à s’occuper de l’affaire. Et le ministre, et la SGP se sont lavés les mains de l’état de la société, selon les travailleurs qui réclament par la même la démission du conseil d’administration qui n’a pas su gérer ni protéger la société.
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  • La société s’est enlisée dans une crise sans précédent avec l’arrestation du directeur régional de Ouargla et l’ancien  directeur régional de Djelfa et la poursuite en justice de certains entrepreneurs alors que les employés ont été placés en témoins dans l’affaire relative à la mauvaise gestion. L’ancien directeur général a en fait été arrêté en 2007, et mis fin à ses fonctions pour son implication dans cette affaire. 9 mois plus tard, lui succédera le conservateur des zones steppiques de Djelfa.
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  • Par ailleurs, l’instruction du ministère de l’agriculture pour la centralisation des paiements des factures n’a pas été sans conséquences. Les factures à la GCA se sont accumulées atteignant les 800 millions de dinars pour 80 projets dans 32 wilayas, après la décision de la tutelle en janvier 2009 d’installer une commission centrale chargée d’étudier le dossier des factures. 6 mois après, la commission n’a réglé que  150 millions de dinars. En août 2009, une autre instruction ministérielle vient consolider la première, mais sans aboutir pour autant à de meilleurs résultats. Pourtant, tous les accords ont été établis conformément au code des marchés publics, c’est donc le gel des activités de la société qui a rendu la situation plus critique encore. Le partenariat avec plus de 4 mille entreprises, notamment étrangères, s’est en même temps arrêté.
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  • Les dettes de la GCA ont atteint mille milliards de centimes, ajoutés aux dettes de la société auprès des impôts et des cotisations sociales. Ceci a amené de nombreux entrepreneurs à recourir à la justice pour obtenir leur du. Les tribunaux ont enregistré dans ce cadre quelque 160 plaintes dont sept affaires ont été traitées et qui nécessitent à présent un total de 40 milliards de centimes. La société doit payer, mais le ministère de tutelle ne s’exécute pas et met en mauvaise posture pas moins de 11 directions régionales, parmi lesquelles certaines ont du fermer pour non paiement de la facture d’électricité. Le non paiement des dettes prend en otage les employés qui à leur tour ne peuvent être payés, et n’ont même pas été concernés par la directive du Premier ministre Ouyahia pour que les travailleurs perçoivent leur salaire avant l’Aïd El Fitr, déclare le responsable du syndicat.
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  • Echorouk a tenté de joindre le ministère de l’agriculture. En vain, puisqu’il n’a reçu que des promesses de réponse, sans suites. Le journal a obtenu un écho similaire en tentant de prendre attache avec le responsable de la SGP, filière des industries alimentaires.
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