Djaballah: Le 4e mandat est assuré pour un président soit par intérim ou par procuration
Le président du Front de la justice et du développement (FJD), Abdallah Djaballah semble peu enthousiasmé pour entrer en lice lors des prochaines élections, compte tenu, selon lui du scénario connu d’avance, où le quatrième mandat est assuré soit par intérim ou par procuration.
S’exprimant lors d’un rencontre réunissant les bureaux de wilayas à Alger, Abdallah Djaballah a estimé que rien n’encourage à participer aux présidentielles de 2014, d’autant que les résultats sont déjà connus à ses yeux. D’après lui, le président aurait inéluctablement son 4e mandat, soit par la création d’un poste de vice-président à qui seront confiées plusieurs missions en raison de son état de santé, ou bien par l’élection d’une personne proche du cercle présidentiel lui garantissant ainsi ses intérêts.
Quant à la décision finale de son parti à propos des élections, le président du FJD a indiqué que la question sera tranchée lors de la tenue du Majlis Echoura (conseil consultatif) du parti dans trois semaines, soit après la convocation du corps électoral.
Lors de son intervention, Djaballah est revenu sur les scandales de corruption ayant gangrené l’économie du pays, notamment l’affaire El Khalifa et ceux de Sonatrach, dont les responsables, selon lui, continuent de violer la loi en exonérant d’impôts 44.000 sociétés étrangères, ce qui a entraîné au trésor public un manque à gagner de l’ordre de 173 milliards de dinars.
S’ajoutent également, selon lui, les nombreux postes qui restent vacants dans les différents secteurs, dont 42.000 postes dans le secteur de l’Education et 18.000 dans le secteur des Affaires religieuses.
Abdallah Djaballah a souligné également que la participation de son parti aux prochaines élections est tributaire des garanties qu’offrira l’Etat sur la transparence du processus électoral, en appelant à cet effet le pouvoir à satisfaire la revendication des partis de l’opposition, visant des élections transparentes.