Précisions de Rabat sur l’installation d’une base militaire US au Sahara occidental
Saad Eddine El Othmani, chef du gouvernement marocain a nié toute coordination de son pays avec les États-Unis pour l’installation d’une base militaire américaine au Sahara occidental.
En réaction à des informations faisant état d’éventuels desseins visant à l’installation d’une base militaire au Sahara occidental, Saad Eddine El Othmani a nié, lors d’un entretien accordé à la chaîne saoudienne “Asharq News” samedi soir, l’existence d’une coordination allant dans ce sens.
Quant à la décision du président sortant américain reconnaissant une supposée souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, El Othmani prétend son pays a obtenu des garanties de l’administration Trump sur son maintien bien que plusieurs voix s’élèvent pour exiger son annulation.
Il a soutenu que la décision sur le Sahara occidental n’a rien à voir avec la normalisation avec l’état sioniste.
Pour lui, la normalisation avec l’occupant israélien n’affectera en rien la position de son pays vis-à-vis de la question palestinienne.
Cette décision a, faut-il le rappeler, été très contestée par des Etats, des ONG ainsi que des diplomates, notamment les émissaires de l’ONU pour le Sahara occidental, à l’image entre autres de Chritopher Ross qui l’a jugée d’”insensée”, d'”irréfléchie” et de “dangereuse”. Ross a critiqué également l’attitude du Maroc qui a poussé, à ses yeux, plusieurs émissaires de l’ONU à jeter l’éponge dont James Baker.
Outre Ross, James Baker a qualifié lui-aussi la décision du président américain sortant de “téméraire” et qui, selon lui, pourrait avoir de “sérieuses répercussions”.
Le diplomate américain n’a pas bien entendu écarté «la possibilité d’une montée des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario redoutant qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique et d’autres groupes (terroristes) puissent exploiter la situation».
S’agissant des relations entre l’Algérie et le Maroc, le responsable marocain a souligné que son pays réitérait son appel aux autorités algériennes en vue d’une réouverture de leurs frontières terrestres fermées, il y a 26 ans, suite à un attentat terroriste survenu à Marrakech le 24 août 1994.